dimanche 17 novembre 2019

Chousijin & Chansijin - Secrets de la force motrice interne

La pratique des arts martiaux internes (Taiji Quan, Xingyi Quan et Bagua Zhang) est considérée comme un véritable travail intérieur où toute idée de travail en force est exclue.
L’accent est mis sur la circulation de l’énergie vitale (ou souffle interne).
La souplesse l’emporte sur la force, la douceur sur la dureté.
Au-delà de cette définition « type », combien savent exactement comment déployer la force interne ?
Beaucoup de pratiquant de Taichi Quan massacrant leur travail en se tortillant comme bon leur semble, sans savoir exactement
Comment la cultiver,
Comment la mettre en place,
et
Comment la faire sortir

Pour comprendre la force interne, il faut comprendre le jin.

La force jin (勁) est par définition une "force qui se meut en mouvement circulaire" et par nature différente de la force musculaire communément appelée "force".
Par nature, cette force est observable dans tous nos gestes au quotidien, mais nous n’en sommes pas conscients.
Dans la plupart des pratiques sportives, la force dépendant des masses musculaires (蛮力) joue un rôle prépondérant.
Pour être efficace en sport de combat, il faut être jeune, grand et costaud.
Quant au jin, la force interne cultivée, il nous permet d’associer nos gestes à un minimum de dépense physique et ne décline pas avec l’âge aussi facilement que la force barbare musculaire.
Pour acquérir cette force, il faut bien comprendre son mécanisme et suivre les méthodes de développement spécifiques avec un enseignant expérimenté et qualifié.
Plus le travail de précision sur le jin se peaufine, plus notre corps est mis sous tension. Qualifiée de tonus, cette force est à l’image d’un hauban en tension permanente.
J'ai mis à votre disposition un pack "Chousijin & Chansijin", un vrai arsenal qui vous permettra d’acquérir des enseignements de base de méthodologie professionnelle que vous ne trouverez nulle part ailleurs, une connaissance pratique experte en arts martiaux internes

dimanche 15 septembre 2019

Les 10 Principes Essentiels du Tai Chi Chuan

1. Être vide et agile et maintenir l’énergie au sinciput
2. Rentrer la poitrine et étirer le dos
3. Relâcher la taille
4. Distinguer le « vide » et le “plein”
5. Lâcher les épaules et laisser tomber les coudes.
6. Employer l'intention au lieu de la force.
7. Relier le haut et le bas
8. Unir l’intérieur et l’extérieur
9. Lier les mouvements sans interruption
10. Rechercher le calme au sein du mouvement 


C’est une traduction des principes essentiels laissés par l'illustre grand-maitre Yang Chengfu.
Beaucoup d’enseignants de Taiji Quan prennent ce texte comme référence pédagogique.
Tous ces principes sont simples, laconiques, pertinents, mais abstraits comme une vue à 1000 kilomètres de haut. L’interprétation restant donc arbitraire, le niveau de compréhension varie selon la maturité du lecteur.

Pour comprendre et faire comprendre aux élèves les enjeux qui en découlent, il faut faire un zoom avant pour obtenir une vue plus rapprochée à la pratique.

Plus on grossit l’image, plus le nombre de détails (informations) augmente. Le fait de rassembler des informations précises et concrètes dans la pratique, puis de rechercher leurs corrélations entre elles confère une vision plus englobante. Et cette dernière interpelle une légitimation au respect absolu des plus petits détails.

La boucle sera bouclée.

En jouant sur cet ascenseur de visions, une simplicité des choses se rapporte à une notion complètement inattendue en lien avec la motricité fine et complexe d’arts martiaux internes, enfouie sous plusieurs strates de connotation qui se superposent, se croisent et se contredisent, créant ainsi une trame singulière d’approches entre esprit, énergie et matière.
L’enseignant, de par son expérience, se droit de mettre en évidence les chemins à suivre pour que les élèves puissent établir eux-mêmes un lien de cause à effet entre les détails aussi insignifiants qu’ils puissent paraître et les visions les plus englobantes, les principes fondamentaux.

(Extrait de mon article "C'est quoi le Taichi Chuan ?")

dimanche 2 juin 2019

Grand stage d'été



Ni en état de vigilance, ni en état de sommeil,
mais plutôt en état d’éveil avec une sensation d’équanimité.


Cette année, je mettrai un accent sur le « Yi », l’intention systémique propre aux arts internes et énergétiques.

Profitez de ce stage pour vous initier ou approfondir votre travail vous permettant d’étendre, modifier et développer votre conscience et vos perceptions.

Le sens caché de votre pratique, vos faits et gestes et techniques, se dévoilera sous un angle insoupçonné.

Il reste encore 4 places disponibles.

En savoir plus, cliquez ICI.

vendredi 24 mai 2019

Les secrets du huit - générateur de l'énergie motrice en arts martiaux

Les secrets du huit - générateur de l'énergie motrice en arts martiaux
J’ai commencé ma vie d’enseignant il y a 25 ans en France et ce thème est le premier à avoir été abordé avec mes élèves.

Le thème est d’autant plus infini qu’il est toujours d’actualité aujourd’hui. J’ai décidé de vous en dévoiler les grandes lignes. Le résultat est assez impressionnant.
Le premier parce que tout y est, tout s’y joue.
Pour ceux qui souhaitent jouer dans la cour des grands, que ce soit en énergétique ou en arts martiaux internes, cette formation constitue un véritable déclencheur de prise de conscience des enjeux et des exigences qui s'imposent à la pratique.

La respiration inversée, les 5 éléments, le yin et le yang, la verticalité et l’horizontalité…, toutes ces notions-clés sont reliées entre elles par ces mouvements de l’infini.

Au fur et à mesure que vous avancez dans cette formation,

• Vous verrez comment de simples exercices de base peuvent mener à un impact aussi grand sur l'évolution de votre parcours.

• Vous vous rendrez compte finalement que vous ne pouvez pas exprimer la fluidité vous-même. La fluidité ne s’exprime que lorsque vous assurez continuellement la cohérence des mouvements et que l’énergie circule sans entrave.

• Vous apprendrez comment mettre à l’œuvre le flux infini dans l’interaction avec votre adversaire (j'ai dévoilé pour la première fois l'une des grands secrets du Tui Shou).

Chapitre I - Fondamentaux
1. Une vision transversale
2. Géométrie du huit
3. Géométrie du huit (suite)

Chapitre II - Secrets du huit en arts martiaux
1. Caractéristiques du huit en arts martiaux
2. Schématisation des boucles du huit
3. Synthèse du huit en application martiale

Une formation métamorphosante à ne pas rater !

vendredi 5 avril 2019

Le secret de la manœuvre au contact

Un jour, il y a environ 30 ans, en réfléchissant aux sages paroles de mon maître, je me suis rendu compte que, si on apprenait les gestes de combats codifiés, ce n’était ni pour développer son répertoire technique, ni pour les adapter dans des situations réelles, mais pour comprendre les prolégomènes derrière les techniques qui est tout aussi, voire plus important que maîtriser les techniques elles-mêmes.
Avant, comme beaucoup le font en général, je regardais à droite et à gauche, en comparant un style de combat à un autre, à la recherche des techniques visiblement efficaces et omniscientes. Mais aucune n’avait été à la hauteur de mes espérances.
Je suais sang et eau, je croyais bosser, mais je perdais juste le temps en passant naïvement à côté des pistes adéquatement balisées.
Une chose que j’ai découverte à la dure :
Il ne fallait pas viser large, mais ultra précis et profond.
« Un art martial traditionnel se suffit à lui-même et tous leurs secrets se trouvent dans la forme* »
« Une forme est un ensemble de théorèmes à démontrer. »
(* kata, taolu, enchaînement…)
Ma vision en ce sens a montré à quel point d’immenses pistes restaient encore ignorées, à être défrichées et réfléchies dans la pratique de tous les jours, et cela m’obligeait systématiquement à aller dans un sens diamétralement opposé à tout ce que j’avais appris auparavant, ne serait-ce que pour :
- Refus absolu d’employer la force barbare
- Éradiquer les gestes involontaires dus au réflex
- Laisser les choses se faire au lieu de les faire soi-même
- etc.
Or, un apprentissage impromptu est un toboggan vers l’échec. Vous en conviendrez, il est rageant de ne pas savoir par quels bouts commencer, les marches à suivre...

En savoir plus, cliquez sur l'image ci-dessous.

vendredi 5 octobre 2018

Stimulus - Réponse - Conséquence

C'est le grand principe de la manipulation.

Stimulus : contrainte -> Réponse : refus -> Conséquence : blocage

Stimulus : syntonie -> Réponse : accord -> Conséquence : libération

Si l'opérant essaie de tirer le bras de l'opéré, celui-là se rétracte spontanément même si, au demeurant, il n'avait pas l'intention de le faire. Il répond au stimulus présenté par l'opérant.

Pour que l'opéré se mette spontanément à entreprendre un geste que l'opérant désire qu'il fasse, il faut que ce dernier lui fournisse un stimulus conditionnel qui provoque une réponse dans ce sens.

Le principe de fonctionnement parait relativement simple, mais sa mise en œuvre est complexe.

Comme pour le vélo, il faut tomber plusieurs fois avant de maîtriser ses gestes. Une fois acquis, ça ne s'oublie pas.

Inutile pour mes lecteurs de préciser que la sueur du travail manuel prime toujours sur le brassage de l'air intellectuel.